1. Delicate
2. Volcano
3. The Blower's Daughter
4. Cannonball
5. Older Chests
6. Amie
7. Cheers Darlin'
8. Cold Water
9. I Remember
10. Eskimo

Comme promis à aDr, je vous présente Damien Rice, songwriter irlandais de 32 ans qui devrait normalement vous dire quelque chose, pour peu que vous aimiez la musique (la bonne) et les films, puisque l’une de ses plus belles chansons (The Blower’s Daughter) ouvre le film avec Natalie Portman, Closer. Damien Rice a sorti son premier CD en 2003 (2002 au Royaume-Uni), sobrement intitulé O. Ce CD est, je trouve, magnifique à tout point de vue, que ce soit au niveau vocal, musical, des textes, sans oublier de l’émotion. Bref, Damien Rice, c’est avant tout un artiste de grand grand talent qui officie dans un style composé de déchirantes ballades folk. A noter également la présence à ses côtés de la petite Lisa Hannigan qui parvient, tantôt en backing vocals, tantôt en chantant la chanson entièrement, à donner une toute autre dimension aux chansons de Damien, leurs deux voix s’entremêlant à merveille.



Enfin, O est un véritable bijou d’émotion et de mélancolie auquel je ne saurais trop vous conseiller de succomber… J’avais originellement prévu tout un article pour vous parler de cet album, mais je suis tombé sur le commentaire d’un internaute (qui après vérification a pompé intégralement son commentaire sur un article figurant sur un site web… xD Honte à lui donc, et gloire au journaliste) qui m’a littéralement fait pâlir d’envie de par sa poésie. Je me permets donc de privilégier sa critique à la mienne, et de vous la présenter ici. Alors voilà, j’espère que ses mots seront vous convaincre comme ils m’ont conquis.

Quelques mélodies vieilles comme le monde. Le dénuement sacré du folk. Damien Rice n'a pourtant rien inventé mais cet album en pente douce, avec sa beauté changeante, dévoile une infinie richesse de couleurs et de sensations. Une grâce triste et nonchalante dont le charme affolant tient pour beaucoup à la voix frémissante de Damien Rice, à la fragilité d'un phrasé qui capture les moindres tourments, les moindres aspérités d'une intimité pudiquement dévoilée. Douleurs, étreintes, espoirs. Comme des pleurs entre les doigts, les mots de Damien Rice glissent avec des langueurs infinies sur de délicats et discrets arrangements de cordes. Pleine de funèbres harmonies, la musique, à peine soulignée par un violoncelle lancinant et de lumineux violons, roule sur de poignantes mélodies, quitte parfois les bois froids et nus pour des envolées désespérées avant de mourir dans un murmure.

Je crois que seul le silence s'impose...

Sinon, je vous propose O en ddl (à écouter, Delicate, The Blower's Daughter, Cannonball, Amie, le sublime Cold Water, I Remember et le troublant Eskimo). A vos mouchoirs !

Et en prime le clip de The Blower’s Daughter dans lequel figure quelques images de Closer (et de Natalie… Aaah xD).