1. Don't Take My Sunshine Away
2. Getting It Wrong
3. Shade And Honey
4. See The Light
5. Return To Me
6. Some Sweet Day
7. Ghost In The Sky
8. Mountains
9. Morning Hollow
10. It's Not So Hard
11. Knives Of Summertime
12. Dreamt For Light Years In The Belly Of A Mountain

Curieuse expérience que celle dont j’ai fais l’expérience il y a de cela quelques temps. En effet, alors que je déambulais entre des rangées de disques je fus attirée par la pochette d’un album. Un pochette qui, bien que colorée, respirait l’automne, la tristesse, la mélancolie, le désespoir, tout en gardant une part de mystère et de fantaisie. Autant dire que j’étais pour le coup totalement emballé et que je me suis empressé de me procurer ce Dreamt For Light Years In The Belly Of A Mountain de Sparklehorse et de l’écouter. Autant vous le dire tout de suite, avant, ce groupe ne m’évoquait que très peu de choses… J’avais certes entendu à l’occasion quelques chansons du apparemment cultissime It's A Wonderful Life (datant d’il y a 5 ans déjà), mais rien qui m’avait profondément marqué. Et pour le coup, je dois dire que je ne comprends pas réellement pourquoi, tant ce quatrième opus de Mark Linkous et de ses potes m’a époustouflé.


Car Sparklehorse, c’est tout un univers à part, sorte de voyage atemporel qui vous entraîne des abysses les plus profonds aux portes du nirvana. Ainsi, ce Dreamt For… s’ouvre avec un Don't Take My Sunshine Away auquel on accroche direct, et dont le style se rapproche assez de Radiohead à l’époque d’OK Computer avec une légère touche de Eels pour un résultat des plus réussit. Par la suite, on navigue entre un tas de mélodies toutes plus formidables que les autres, à la fois planantes et envoûtantes (Shade And Honey, See The Light). Mais on peut également remarquer des compositions acoustico-éléctriques-voire-un-peu-folk (c'est eux qui ont commencé avec les noms à rallonge... xD), ainsi qu’un peu de romantisme avec le très touchant Return To Me. Mais Mark Linkous prouve qu’il sait également s’énerver avec les très rock Ghost In The Sky et It’s Not So Hard ou la pédale saturée apparaît plus souvent qu’à sont tour, nous offrant un de ces petit moment de chaos tellement savoureux (comme sur la fin de Don’t Take My Sunshine Away d’ailleurs). Mais surtout, c’est album possède l’une des plus belles chansons qu’il m’ait été donné d’écouter dans ce style mélancolico-déprimant (oui, j’aime assez faire fusionner des mots…) : Morning Hollow, ballade des plus simples et dépouillées et dans laquelle on peut admirer la voix de Mark Linkous et la façon avec laquelle elle véhicule tant d’émotions… A vous en faire frissonner… Enfin, le CD s’achève avec le titre qui a donné son nom à l’album (à moins que ce ne soit l’inverse), Dreamt For Light Years In The Belly Of A Mountain, formidable conclusion instrumentale à ce voyage sous forme de mélancolie. Au final subsiste cette touche d’envoûtement qui peut s’apparenter à une présence hypnotisante et ces mélodies sublimes, touchantes, envoûtantes, et qui vont droit au coeur.


Dorénavant, je crois que je me fierais un peu d’avantage aux émotions que véhiculent certaines pochettes. Parce que pour un coup d’essai, c’était proche de la perfection ! Comme quoi, la musique s’appréhende aussi avec les yeux… Rien à redire donc, un seul conseil, éteignez la lumière, allongez-vous, fermez les yeux et laisser vous emporter par ce tourbillon d’émotions.

Et pour le coup, Dreamt For Light Years In The Belly Of A Mountain en ddl.

Et j'vous laisse avec le clip de It's A Wonderful Life tiré de l'album éponyme.