1. Don't Go Tellin' The Whole World
2. Long Beach (It's A Miracle)
3. Trillion Things
4. Traffic And Sound
5. Weekend Soldier
6. Devil Spine
7. Rollercoaster
8. Helicopters
9. Certain Kind Of Light
10. 3234 (Imbecile)
11. Fire Escape
12. So Very Young
13. Shatter
14. Autumn Days

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler brièvement d’un artiste qui m’était tout bonnement inconnu il y a quelques semaines encore. Jusqu’au jour où, au gré de mes flâneries sur divers sites à écouter des extraits, je suis resté scotché par un bonhomme répondant au nom de Gus Black. Un bonhomme des plus improbables. Songez un peu. Tout d’abord, il nous vient de Californie, de Los Angeles pour être précis. Jusqu’à là, rien de bien extraordinaire, me direz-vous. Sauf que quand le mot Californie raisonne à mes oreilles, c’est marrant, mais j’y associe le soleil, les plages, le surf, le rock (californien bien sûr)… et Alerte à Malibu (chacun ses références… xD)! Enfin, le Gugus n’en a cure, puisque lui est toute en touché, subtilité et finesse. Pas vraiment le même genre quoi… Ajoutez à cela que son vrai nom est en réalité Gus Penaloza et qu’il a choisi de s’appeler Black par amour pour les Black Sabbath (dont il a fait une reprise apparemment très réussie, douce et mélancolique de Paranoïd - là encore, pas vraiment le même genre…), vous comprenez aisément que ce gars-là est surprenant. Et pourtant, il reste désespérément inconnu ici, alors qu’il est fort apprécié chez nos voisins communs germaniques.


Autumn Days est le quatrième album de Gus, et, même si je ne connais pas encore ceux qui le précèdent (qui sont apparemment aussi excellents), celui-là m’a véritablement enjoué. Pour vous décrire son style de musique, on navigue entre un folk made in America et une pop subtile et fine, incluant également quelques touches de country. Inutile donc de chercher des guitares saturées, du gros son ou des riffs ravageurs. Non. Dès à présent, Californie rime avec magie, celle que procure l’écoute de ce CD. Les titres sont simples, les mélodies, planantes. Black y chante de sa voix captivante, souvent soutenu par des guitares acoustiques, une batterie discrète, un background vocal féminin qui s’accorde à merveille avec sa voix... bref, un disque vraiment plaisant qui nous entraîne inévitablement dans les grands espaces américains, achevant en cela le travail qu’avait débuté la pochette de l’album, mais tout en restant simple, sans prétention, sans se prendre la tête, quoi.

Tous les titres de l’album s’enchaînent à merveille et il m’apparaît bien difficile d’en privilégier certains, car je l’ai tellement écouté que chaque chanson du singer/songwriter a finit par me toucher. Si je devais malgré tout faire un choix (choix qui s’avèrerait des plus compliqués), je m’arrêterais sur le premier single qui nous fait rentrer dans l’univers de Gus (Don't Go Tellin' The Whole World), mais aussi sur les très pop Long Beach (It's A Miracle), Fire Escape et Traffic and Sound (qui pourraient sans problème passer sur le ondes, fussent-elles de l’Hexagone), le touchant Weekend Soldier, sans oublier Rollercoaster (sorte de ballade qui me fait un peu penser au bon vieux Creep de Radiohead – oui, encore une fois, je n’arrive pas à éviter la comparaison). Il s’avère également difficile de ne pas être entraîné par l’énergie de Certain Kind Of Light (encore un tube qui pourrait sans problème s’infiltrer et piquer la place de Keane et autres), tout comme 3234 (Imbecile) et Autumn Days raisonneront forcément à vos oreilles comme des bijoux à la mélancolie évidente.


Un fort joli album, donc, d'un musicien inspiré qui devrait se faire une belle place au soleil, si seulement il arrivait à être un peu plus connu. En même temps, je ne pourrais pas vous le présenter (et vous ne pourriez pas saouler vos amis sous peu), alors je ne vais pas me plaindre, juste vous dire d’écouter ce CD qui vous plaira inévitablement pour peu que la musique de ce blog vous touche. Si c’est le cas, rassurez-vous, une fois la lecture de Autumn Days terminée, nul doute que vous vous le repasserez une seconde fois, afin de pouvoir mieux apprécier tel titre qui vous a plus touché, tel instant qui vous a fait vibrer. Et nul doute que vous serez vous aussi foutu. Ce CD hantera vos jours comme vos nuits, et alors vous comprendrez à quel point la beauté peut être simple et évidente lorsque Gus Black se met en tête de nous charmer. Aussi simple qu’un click sur le bouton repeat de votre lecteur… Ne pas le découvrir pourrait s’apparenter à un crime impardonnable, surtout que le CD est dispo en ddl ci-dessous (veuillez m’excuser, mais il manque la piste 12, mais elle ne durait même pas une minute – j’essaierai de compléter cette omission).

J'ai rajouté quelques chansons du Gugus dans la radioblog. il s'agit des très entraînantes Long Beach (It's A Miracle) et Traffic and Sound, ainsi que du planant et émouvant Autumn Days.
Ajout également de 2 chansons tirées du Happiness de The Weepies, Dating A Porn Star (pour moi) et Keep It There (pour aDr), vu que notre cher proprio désesperait de n'avoir pas pu mettre de chansons de son groupe préféré. Voila la chose réparée donc.

Autumn Days en ddl

Et voici une des seules vidéos que j’ai réussi à trouver, une version Live de Devil Spine.