Fionn Regan - The End Of History (ddl)


1. Be Good Or Be Gone
2. The Underwood Typewriter
3. Hunters Map
4. Hey Rabbit
5. Black Water Child
6. Put A Penny In The Slot
7. The Cowshed
8. Snowy Atlas Mountains
9. Noah (Ghost In A Sheet)
10. The End Of History
11. Abacus
12. Bunker Or Basement

Et l’Irlande de la musique frappa à nouveau ! Non, je ne viens pas reparler d’un énième groupe de rock à la renommée internationale façon U2, Snow Patrol ou encore The Frames. Je ne viens pas non plus vous chroniquer le dernier superbe album de The Divine Comedy (quoique celui-ci le mériterait assurément), ni vous parler de la pop qui sent bon l’été de Hal (après tout, ce n’est pas encore la saison) et encore moins du punk celtic des Dropkick Murphys (bien que leur titre I'm Shipping Up To Boston du dernier Scorsese me trotte encore dans la tête). Non, ce qui m’amène ici, c’est plutôt l’envie de vous parler de l’entrée fracassante d’un nouveau prince au royaume du folk, Fionn Regan.

Jeune songwriter originaire de Dublin, Fionn Regan pratique un folk tout en douceur et légèreté, mêlant savamment le superbe jeu de guitare de José Gonzalez (et aussi de quelques chansons du regretté Elliott Smith) avec la classe d’un Nick Drake, et s’en tire à merveilles. Son premier album, The End Of History, est un exemple surprenant d’humilité et de maturité pour un début, mais si l’on pense que le garçon a fait les premières parties de Damien Rice, on se doute assez facilement qu’il doit être plutôt talentueux. Sans aller chercher l’extravagance et la complexité, Fionn Regan préfère privilégier la simplicité et le dépouillement, laissant ainsi ses textes et sa voix légère et cassante toucher l’auditeur. Il est certain que le jeune irish ne révolutionnera sans doute pas le concept singer/songwriter, mais il arrive tout de même à se défaire de l’ombre oppressante de ses aînés et à apporter en plus sa touche personnelle. Pour peu que vous appréciiez un chanteur accompagné de sa fidèle guitare acoustique, nul doute que Fionn Regan saura se faire une place de choix dans votre discothèque, tant il regorge de talent. Car du talent, il en a le bonhomme. Assez pour se permettre notamment d’enregistrer son premier album en prise directe, avec pour seul ajout, quelques légères touches de batterie. Du talent, je vous le dis… et du talent qui bénéficie en plus d'arrangements discrets mais toujours appropriés. Au choix, cordes, piano, violoncelle, et choeurs féminins.


Au final, The End Of History s’avère être un grand album d’un artiste qui a déjà tout d’un grand. Un disque calme et paisible, mais surtout une future référence du genre qui fera sans nul doute date dans l’Histoire et que marquera indéniablement l’esprit des connaisseurs. The End Of History n’est donc pas la fin d’une histoire, mais au contraire les prémices d’une autre bien plus belle et fantastique dans laquelle ce joyau serait au sein d’un univers empli de douceur et de sensibilité, un monde simple, touchant et spontané, un royaume qui aurait pour empereur Fionn Regan.

A écouter: Be Good Or Be Gone (radioblog) - Hunters Map (radioblog) - Hey Rabbit - Put A Penny In The Slot

Et la vidéo de Put A Penny In The Slot. Tout à fait dans son style...

Et pour que vous ne passiez pas à côté, The End Of History en ddl. Achetez-le!



A Scanner Darkly

Synopsis:
Une banlieue d'Orange County, en Californie, en 2013. L'interminable et vain combat de l'Amérique contre la drogue se confond désormais avec sa guerre contre le terrorisme.
Le policier Bob Arctor, spécialiste réticent des missions d'infiltration, est contraint de jouer les taupes auprès de ses amis Jim Barris, Ernie Luckman, Donna Hawthorne et Charles Freck.
Lorsqu'il reçoit l'ordre de s'espionner lui-même, Arctor entame une inexorable descente dans l'absurde et la paranoïa, où loyautés et identités deviennent indéchiffrables.

Critique:
Le père de Before Sunset Linklater a encore frapper fort cette année avec ce A Scanner Darkly. Très reconnaissable autant dans sa réalisation que dans son écriture Linklater confirme son talent, avec des dialogues toujours aussi vifs, et intelligents. Côté esthétique, le réalisateur a opté pour un rythme somnanbulique, un effet hypnotisant, une légère distorsion des mouvements qui colle à MERVEILLE avec le contenu du scénario, et nous met dans l'ambiance d'un monde drogué à cette substance D.
Aussi personnelle, que professionnelle, ce Linklater touche inévitablement avec cette univers futuriste pas si lointain que celà, mais c'est surtout le sujet: une drogue dévastatrice qui force le téléspectateur à réfléchir et, c'est sans compter sur ses réfléxions multiples tous au long du film.
Aurais-je oublier de mentionner un casting parfait, avec des acteurs surexités qui ont prouvé tout leur talent dans ce petit chef d'oeuvre. Il y a d'abord l'indémodable Keanu Reeves, mais le plus impressionnant reste: Robert Downey Jr..

Screens:
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Conclusion:
Sérieusement dérangeante, cette oeuvre je vous la conseil, non pas pour les dialogues parfois amusants, parfois touchant, mais toujours intelligents, mais pour voir une adaptation du livre de K.Dick parfaitement retranscrite. Il fut pour moi un de ces films que j'ai commencé tard dans la soirée, et qui ont su me tenir éveiller, en V.O s'il vous plait. Donc un film qui m'a beaucoup plu, il est sur que cette passion pour ce film n'est pas aussi universelle que Little Miss Sunshine, mais il vaut le coup.



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