Football Factory (Danny Dyer)

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Même s'il est impossible de me détacher de Billie the Vision and the Dancers je me réserve toujours une grande part de mes soirées aux visionnages de films.

Hier, c'était le film coup de poing: Football Factory. Tommy, est un des plus ardents supporters de Chelsea. Drogué à la coc, il est entouré par une bande de véritable holigans.

Beaucoup plus poussé sur le plan psychologique, que le film Holigans avec Elijah Wood, ce long métrage plante le décor: une banlieue anciennement le fer de lance de l'industrie lourde de la grande bretagne. Quoiqu'il en soit, même si chacun à un travail convenable, tous se retrouvent le samedi soir et partager la même passion pour le foot et surtout pour la baston.
Vif, explosif, ce film montre ce besoin, comme si se tapper les soulageaient, les exorcisaient de ce malaise ambiant.

A voir en vost, bien évidemment pour savourer ce bon vieux accents anglais qui me plait tant, mais surtout pour apprécier Danny Dyer qui montre toujours autant de prestance devant la caméra. Que ce soit sa démarche, sa façon de parler, ses mimiques faciales, cet acteur m'avait déjà beaucoup plu dans Human Traffic mais alors là, il me régalle !

Fable urbaine sur les Holigans, moins hollywoodien que le film avec Elijah Wood, le réalisateur choisit de plus s'attarder sur la psychologie de ces supporters, et plus précisément de ce jeune homme désoeuvré. Voilà j'ai plutôt apprécié :)



Half Nelson (2007, Highly Recommended)

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Brillant professeur dans un quatier difficile de Brooklyn, Dunne (Ryan Gosling) enseigne avec passion. Néanmoins, dans sa vie rien ne va plus, commence alors une descente au enfer douloureusement accompagné par la drogue. Une élève (Shareeka Epps) le surprend lorsqu'il consomme du crack et de là, démarre une complicité. Ils vont s'autoaider, non sans peine...

Film dramatique à la sauce indépendante, Half Nelson est le premierr et l'unique film de Ryan Fleck mais déjà le jeune américain fait preuve d'un incompréhensif talent de cativation derrière la caméra. Que ce soit à coup de plan, ou de musique, le film happe littéralement le spectateur pour le forcer à intégrer cette univers sombre et sans pitier.
Côté acteur alors là, c'est le sommet. On retrouve Ryan Gosling énigmatique dans Stay, et déchirant dans ce film. Inconnue Shareeka Epps risque bien de faire parler d'elle si elle continue à faire preuve de cette même prestance devant la caméra: simple, timide, mais déjà grande !

Sur un fond, où la drogue reste omniprésente, Half Nelson n'avait pourtant pas mon soutien au départ. (je pensais que ça allait encore être un de ses films dramatico-indépendants stéréotypés à souhait). Ici, on ne s'apitoie pas sur le sort du héro, on montre juste sa douleure, et malgré un budget dérisoire ce petit chef d'oeuvre prend une dimension terriblement boulversant et avant tout humain.

En simple conclusion je souhaite mettre un bout de critique de Positif: "le plus beau film jamais réalisé sur l'enseignement."

Voilà le film n'a pas la chance d'avoir le budget promotion d'un blockbuster, ni même la pub d'un Little Miss Sunshine mais il a la grandeur pour captiver chacun d'entre vous !



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